Histoire

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  • Arrachés violemment à leur terre et à leurs proches, ils furent des millions à se retrouver enchaînés, entassés comme des bêtes dans des bateaux, contraints à traverser à pied forêts ou déserts dans des conditions tellement inhumaines que presque la moitié d'entre eux en mouraient. Ce crime effroyable, qui a dévasté l'Afrique subsaharienne, a pris de nombreux visages au cours des siècles. Car ses exécuteurs et ses commanditaires sont issus de tous les horizons : de l'Afrique elle-même avec la traite interne, des différentes terres musulmanes avec les traites orientales, de l'Europe avec la traite atlantique.
    Pour comprendre l'ampleur et la complexité historique de l'esclavage des Noirs, il faut donc en faire la géographie, qui passe par les routes des différentes traites. C'est cette synthèse que Catherine Coquery-Vidrovitch nous présente ici avec rigueur et pédagogie, loin de toute polémique. Elle s'appuie sur son savoir immense d'historienne de l'Afrique, mais aussi sur le riche matériau réuni dans une série de quatre films intitulée Les Routes de l'esclavage, diffusée par la chaîne ARTE, dont elle a été la conseillère historique, et où interviennent les meilleurs spécialistes issus de nombreux pays.
    Un ouvrage aussi passionnant que terrible, qui révèle les rouages d'un système criminel sur lequel s'est construit en grande partie notre monde actuel.

  • Esclavage ? Vous avez dit " esclavage ". L'esclavage est caractérisé par le droit de propriété qu'un homme peut avoir sur un autre. Cette " chose " n'est plus une personne juridique. Mais n'a-t-il pas disparu ? Hélas non. Si l'esclavage pratiqué dans les anciennes possessions coloniales l'est, il survit toujours en quelques pays. Et il s'en faut de beaucoup que toutes les formes de dépendance qui portent atteinte à la liberté et à la dignité humaine se soient effacées. Du premier Code noir de 1685 aux dernières conventions internationales et à la loi du 21 mai 2001 s'exhale la grande misère humaine.

  • avec quarante ans de recul on s'aperçoit que les grands thèmes développés dans nations nègres et culture, non seulement n'ont pas vieilli, mais sont maintenant accueillis et discutés comme des vérités scientifiques, alors qu'à l'époque ces idées paraissaient si révolutionnaires que très peu d'intellectuels africains osaient y adhérer.
    l'indépendance de l'afrique, la création d'un etat fédéral continental africain, l'origine africaine et négroïde de l'humanité et de la civilisation, l'origine nègre de la civilisation égypto-nubienne, l'identification des grands courants migratoires et la formation des ethnies africaines, etc., tels sont quelques thèmes principaux explorés par cheikh anta diop, l'historien africain le plus considérable de ce temps.

  • Un livre abondamment illustré sur la traite, le marronnage et l'abolition de l'esclavage dans les anciennes colonies françaises Un document indispensable ; un aperçu complet des nombreux aspects de l'esclavage.

  • Le 8 mai 1902, à 7 h 50, le port de Saint-Pierre, en Martinique, est dévasté par une nuée ardente produite par l'éruption de la montagne Pelée. Vingt-cinq mille personnes périssent en un instant et quelque deux cents bateaux sombrent dans les profondeurs de la rade. Le monde est frappé de stupeur devant ce phénomène inconnu et l'Académie des sciences dépêche sur place une mission de savants. Parmi eux se trouve Maurice Rollet de l'Isle, ingénieur hydrographe, dont le journal, inédit, constitue l'un des témoignages les plus captivants de l'époque.
    En février 1974, Michel Météry, pionnier de la plongée en scaphandre autonome, découvre la première des épaves de la catastrophe. Son histoire est celle de dix années de patientes et passionnantes investigations. Les manifestations volcaniques dureront jusqu'à la fin des années vingt, mais dés 1916, les premiers artisans de l'improbable reconstruction s'affairent dans la ville. Et le 8 mai 2002, le Belem, le dernier des trois- mâts français, que la fortune avait voulu épargner, revient sur les lieux du drame qui aurait pu être aussi le sien. A la fois beau livre, livre d'histoire et invitation à la découverte du monde sous-marin, Tamaya est un hommage à tous les marins disparus en ce jour fatidique ainsi qu'à Saint-Pierre, destination mythique pour les plongeurs du monde entier.

  • En s'appuyant "sur des cartes et des gravures d'époque, ce livre retrace la période coloniale de l'île de Saint-Domingue qui devait devenir plus tard Haïti. Y sont décrits de façon vivante, grâce à une abondante iconographie, la vie des premiers habitants de l'île, la traite négrière, l'esclavage, les habitations sucrières, la vie sociale dominguoise et les différentes luttes qui ont abouti à son indépendance. Cet ouvrage souhaite célébrer le deuxième centenaire de la première République noire et ainsi faire connaître cette histoire unique au monde où des esclaves révoltés conquirent leur indépendance armes à la main.

  • Cet ouvrage est le résultat d'une étude sur les transports maritimes, les armateurs et entreprises d'armement, leurs navires et leurs équipages dans l'archipel guadeloupéen. Au cours d'une enquête pointilleuse, l'auteur a dépouillé les archives locales de presque tout le siècle écoulé, notamment celles des Affaires maritimes. Il a également recueilli les souvenirs de nombreux professionnels.
    C'est non seulement une contribution au patrimoine maritime local, mais aussi une référence et un outil pour les professionnels du secteur, dans un contexte où la Guadeloupe doit faire face à des évolutions mondiales qui lui échappent totalement?: mondialisation galopante, concurrence exacerbée, effets d'une crise permanente d'adaptation.
    Dans la grande région caraïbe, les économies des différents pays divergent sensiblement. L'agrandissement du canal de Panama va entraîner une réorganisation complète des flux de transport maritime et, faute de pouvoir devenir un des nouveaux points de convergence et d'éclatement du trafic international (les «?hubs?»), les ports des Antilles françaises doivent rechercher leur niveau d'activité optimal, en améliorant les accès et leurs équipements portuaires. Ils sont contraints de se coordonner entre eux pour éviter à tout prix une concurrence dangereuse.
    Présenté par la section de Guadeloupe de la Fédération du Mérite maritime, la série «?Histoire maritime des Antilles françaises?» éclaire de façon globale les réalités souvent ignorées du transport maritime local des régions de la Caraïbe francophone.

  • Il n'est aux Antilles françaises nul récit d'esclave, seuls restent les témoignages des maîtres. Louis-Xavier Eyma est l'un de ceux-ci, dans ses nouvelles il présente l'univers plantationnaire. Son oeuvre, Les peaux noires (1857), s'inscrit dans le contexte de l'anthropologie contemporaine centrée sur les races humaines, sa fréquentation des Noirs et des gens de couleur remédiant sans doute à ce que le discours métropolitain avait de fantasmatique. Ce livre constitue une sorte d'ultime plaidoyer sinon en faveur de l'esclavage au moins de ceux qui le pratiquèrent.

  • En 1884, Jean Jaurès écrivait?: «?Quand nous prenons possession d'un pays, nous devons amener avec nous la gloire de la France. [.] Nous pouvons dire à ces peuples sans les tromper [.] que là où la France est établie, on l'aime, que là où elle n'a fait que passer, on la regrette ; que partout où sa lumière resplendit, elle est bienfaisante?; que là où elle ne brille plus, elle a laissé derrière elle un long et doux crépuscule où les regards et les coeurs restent attachés. » Un an plus tard, le député de Carmaux vote les crédits pour le Tonkin, conquête qui conduira à la création de l'Indochine française.
    Une décennie plus tard, après avoir voyagé en Algérie, Jaurès commence à douter et parle dans un article publié en 1898 du «?meurtre de tout un peuple?». Il ne va pas jusqu'à demander la fin de l'entreprise coloniale de la France, mais réclame au Parlement des droits politiques pour les Algériens. Quelques années plus tard, en 1904, au congrès socialiste international d'Amsterdam, il affermit sa position et demande la fin des expéditions outre-mer, refusant de soutenir la conquête du Maroc.
    Ce recueil d'articles et de discours de Jean Jaurès, présentés et contextualisés par l'historien Gilles Manceron, éclaire de façon passionnante le parcours intellectuel et moral de cette grande figure de la gauche française. On perçoit comment Jaurès a cru sincèrement en un colonialisme humaniste avant d'adopter des positions universalistes. Plus largement, on voit comment cette ligne de fracture sur la question coloniale traverse toute la gauche du XIXe et du XXe siècle, voire perdure aujourd'hui.

  • Nouvelle édition revue et augmentée.

    31 juillet 1761 : un navire négrier de la Compagnie des Indes orientales fait naufrage sur la minuscule île de Sable, perdue dans l'océan Indien. Cent vingt-deux hommes d'équipage et quatre-vingts esclaves malgaches échappent à la mort.

    27 septembre 1761 : les marins français quittent l'îlot sur une embarcation de fortune, construite avec les débris de l'épave. Ils abandonnent les esclaves, avec la promesse de leur faire porter secours.

    29 novembre 1776 : sept femmes et un bébé sont récupérés par une corvette commandée par Jacques Marie Lanuguy de Tromelin.

    2006, 2008, 2010 et 2013 : quatre missions archéologiques dirigées par Max Guérout et Thomas Romon sont menées sur l'île de Sable devenue Tromelin. Elles permettent de comprendre comment les naufragés se sont organisés pour survivre.

    Cette nouvelle édition de Tromelin, l'île aux esclaves oubliés intègre les résultats archéologiques des deux dernières campagnes de fouille. Des extraits du Journal des archéologues ajoutent une dimension sensible au récit de leur démarche animée par l'exigence scientifique autant que par le devoir de mémoire.

    Tromelin est une coédition Inrap (Insitut national de recherches archéologiques préventives) / CNRS Editions.

  • Dans quelque dépendance que le sort ait placé un être humain, les sociétés modernes doivent résister aux processusdiscriminatoires qui s'appuient sur l'inégalité raciale, économique, politique et sociale.
    Il faut noter le peu d'intérêt des missionnaires et chercheurs à relater les événements féminins dans l'esclavage.
    Et pourtant, durant toutes les périodes des traites négrières, les résistances des femmes esclaves n'ont cessé de se manifester. Elles ont engendré une véritable prise de conscience et ont donné naissance à une lignée de résistants, auxquels l'histoire a souvent attribué tous les mérites.
    Les femmes esclaves ont ainsi façonné une identité sociale en se définissant autrement pour asseoir la pérennité de leur liberté. Ces aspects de leurs actions dans les sociétés serviles attirent l'attention sur leur influence dans l'histoire. Aujourd'hui, leur revendication du passé et leur désir d'un avenir plus sûr continuent à proclamer le rejet de toutes les formes d'esclavage ; car ce crime contre l'humanité se répercute encore dans le monde contemporain.
    C'est par la résistance et les rébellions que les femmes esclaves ont généré le processus d'abolition qui fait de la femme libre une personne dans sa plénitude. Son importance peut croître si notre monde contribue à la reconnaissance et à la mise en place effective de la dignité humaine. Pour éviter que l'humanité fondamentale ne disparaisse derrière les pratiques dégradantes décidées par une volonté de servitude.

  • On sait les polémiques suscitées par la traite négrière et par la responsabilité des Européens et des Euro-américains dans l'esclavage et le commerce des esclaves. Randy J. Sparks élargit ce débat en revenant sur le terrain de façon dérangeante : au lieu de choisir les grands ports occidentaux du commerce triangulaire comme Liverpool, Nantes ou Middleburg, son attention s'est portée sur l'Afrique quand la traite atteint son zénith.
    Voici l'histoire du port d'Annamaboe, plaque tournante de la Côte-de-l'Or. Sans jamais perdre de vue la place de la traite dans l'économie-monde des échanges transatlantiques l'auteur fait revivre, avec d'étonnantes archives, ce que vécurent concrètement les hommes et les femmes de ce port où s'entrecroisent Anglais, Français, Danois...
    Tous contraints de négocier avec les grandes familles africaines qui jouent à merveille des uns et des autres. L'action se déroule aussi à Londres, à Paris et aux Amériques.

    Randy J. Sparks est également un conteur. On en jugera par les portraits croisés du fante « Corrantee », chef commercial et politique de la ville, et de Brew, son interlocuteur anglais, principal négociant de la place, toujours furieux de devoir transiger voire s'incliner « là où les Nègres sont maîtres ». On suivra également avec émotion le destin ou les fragments de destins que fait renaître une remarquable documentation. Annamaboe est au coeur d'une première mondialisation. C'est aussi le lieu d'une réalité violente qui nous parle aussi bien de la Côte-de-l'Or que de l'Europe. Comme l'ont remarqué les critiques américains, cette plongée novatrice dans la réalité d'un port esclavagiste africain, est paradoxalement « une nouvelle manière de décrire la naissance de l'Amérique ».

  • Durant ce long XIXe siècle, la Guadeloupe connaît diverses mutations. La religion catholique prend une place incontestable et durable dans la société, ce qui lui octroie un pouvoir encadrant très fort et des domaines de compétences immenses. Ce livre, en retraçant l'évolution du fait religieux au XIXe siècle, aide à la compréhension de la formation de la société guadeloupéenne dans ses comportements et certaines de ses caractéristiques identitaires.

  • La Martinique : catastrophe de Saint-Pierre / F. de Croze Date de l'édition originale : 1903 Sujet de l'ouvrage : MartiniqueFrance -- Colonies -- Histoire Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Longtemps, l'émancipation des esclaves fut considérée comme l'oeuvre des abolitionnistes, libéraux et blancs. Dans cet ouvrage, qui fait pour la première fois le grand récit des insoumissions et des rébellions d'esclaves dans l'ensemble des Amériques et sur plus de trois siècles, Aline Helg déboulonne cette version de l'histoire. En s'appuyant sur une très riche historiographie fondée sur des sources états-uniennes, latino-américaines, antillaises, britanniques, françaises et néerlandaises, elle montre que, bien avant la naissance des mouvements abolitionnistes, une partie des millions d'esclaves arrachés à l'Afrique par la traite négrière et de leurs descendants était parvenue à se libérer, le plus souvent en exploitant les failles du système, à l'échelle locale ou globale. Cette étude pionnière par son ampleur dans le temps et l'espace met en lumière le rôle continu des esclaves eux-mêmes dans un long processus de lutte contre l'esclavage sur tout le continent américain et dans les Caraïbes, du début du XVIe siècle à l'ère des révolutions. Elle dévoile les stratégies qu'ils ont élaborées pour renverser subrepticement - et parfois violemment - un rapport de forces qui, dans son écrasant déséquilibre, ne leur laissait a priori rien espérer. Sans magnifier le rôle des esclaves ni occulter les limites de leurs actions, ce grand récit montre que l'esclavagisme déshumanisant n'est pas parvenu à empêcher que des hommes, des femmes et des enfants accèdent, par leurs propres moyens, à la liberté.

  • On connaît Boudon de Saint-Amans, originaire de l'Agenais (Lotet- Garonne), comme un esprit éclairé au sens du XVIIIe siècle : ses ouvrages sur l'histoire de l'Agenais, sur la découverte des Pyrénées ou son voyage dans les Landes de Gascogne en sont de bons exemples : esprit curieux de tout, on y herborise, on y philosophe, on y apprend à connaître les moeurs et coutumes des populations autochtones.
    On connaît moins ces journaux de mer écrits par le jeune officier du régiment de Vermandois-Infanterie qui s'embarque en 1767 à Paimboeuf (Loire-Atlantique) en direction de la Guadeloupe.
    Il demeure dans les Antilles (Guadeloupe, Marie-Galante, Saint- Domingue) jusqu'à son retour à Brest en 1769. Un très intéressant témoignage qu'il faut redécouvrir sur les Antilles et les voyages maritimes à la fin de l'Ancien Régime.

  • Discours sur Saint-Pierre (Martinique) / par Charles Imbert,...
    Date de l'édition originale : 1902 Sujet de l'ouvrage : MartiniqueFrance -- Colonies -- Histoire Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
    Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

    En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles.
    Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

    Pour plus d'informations, rendez-vous sur www.hachettebnf.fr

  • Dresser un bilan de la colonisation est un exercice délicat, tant le phénomène est complexe, pluriséculaire et hétérogène. C´est pourtant un devoir d´historien qui ne peut accepter de voir le seul législateur trancher sur son rôle prétendument positif.  Les études postcoloniales ont ouvert des voies nouvelles, décryptant l´ambiguïté d´un monde où la promesse du progrès se mêle à la domination. Mais ce courant a relégué dans l´ombre la question des liens éventuels entre colonisation et développement. Par opposition, d´autres travaux se sont attachés à les étudier, laissant toutefois croire à tort que l´identité du colonisateur en fixait d´avance le sens.  Une nouvelle investigation était donc nécessaire et Bouda Etemad l´entreprend, en archéologue de la pensée coloniale. Dans une perspective d´histoire globale, il montre pourquoi la colonisation crée, selon les époques et les lieux, des situations tantôt favorables tantôt hostiles au développement. Elle ne modèle pas pareillement populations, économies et sociétés, ni ne recèle les mêmes potentialités. D´où le caractère ambigu de son héritage.  Bouda ETEMAD est professeur d´histoire aux universités de Genève et Lausanne. Son enseignement porte sur la colonisation européenne et les inégalités Nord-Sud.

  • Ma commune, mon histoire... Mon histoire + ton histoire + son histoire + leur(s) histoire(s), soit l'histoire de la Martinique à partir de la petite histoire de chaque commune pour mieux appréhender l'identité pluriculturelle des habitants de cette île des petites Antilles. Ce volume est dédié aux douze communes du sud de la Martinique, communes qui ont véritablement pris naissance en 1837 et dont la variété est soulignée dans cet ouvrage qui rappelle que l'histoire de l'île de la Martinique ne saurait être contée sans rappeler ses liens avec la Caraïbe et le reste du monde.

  • Ecrit sans langue de bois, sans parti-pris ni complaisance, mais avec une rigueur empathique, cet ouvrage est le viatique indispensable de tous ceux qui veulent vivre ou travailler aux Antilles, comme de tous ceux qui veulent comprendre de quoi se nourrit le malaise identitaire antillais. Eclairées par un séjour de quatre ans aux Antilles, s'inspirant des événements nationaux les plus récents, ces pages détruisent bien des clichés et traversent les préoccupations actuelles.

  • Publié sous la Restauration, en 1815, sous le titre De la traite et de l'esclavage des Noirs et des Blancs « par un ami des hommes de toutes les couleurs », le libelle de l'Abbé Grégoire est émouvant, pragmatique et documenté. Émouvant par l'affirmation des convictions républicaines de fraternité et d'égalité entre les hommes ; pragmatique par les considérations susceptibles de convaincre les plus acharnés esclavagistes de l'inefficacité du système ; documenté, enfin, par la somme d'informations que l'abbé a dénichées dans des livres et auprès de témoins directs, où l'odieux le dispute à l'imbécillité, mais aussi à l'horreur et au crime.
    Nous n'avons retenu de l'ouvrage que la partie concernant la traite et l'esclavage des Noirs.

    On verra qu'Henri Grégoire disposait, pour transmettre ses idées et emporter l'adhésion de ses contemporains, d'une langue riche et précise, servie par un style maîtrisé, concis, bien dans la veine des grands écrivains des XVIIIe et XIXe siècles français.

    La préface du « chantre de la négritude » qu'est Aimé Césaire, émouvante elle aussi, jointe à cette fiche, est en fait le discours qu'il prononça à l'occasion de l'inauguration de la place de l'Abbé-Grégoire à Fort-de-France.

  • Texte fondateur du droit colonial français, le Code Noir a suscité beaucoup de confusions et d'erreurs, à commencer par son nom lui-même... Code Noir ou Edit de mars 1685 ? Ecrit par Colbert ? Dont il existerait plusieurs versions ? Qui aurait réduit les esclaves à l'état de chose ?...
    Présentant les acquis des recherches historiques récentes, cet ouvrage corrige un certain nombre d'idées reçues sur le Code Noir dont on n'a d'ailleurs pas retrouvé à ce jour l'original aux Archives nationales.

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